mardi 11 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J9 - 10 mai

 
Au programme de ce lundi matin : la statue de la Liberté et Ellis Island où les émigrants étaient accueillis et contrôlés. Munis de nos "metrocarts" qui donnent libre accès aux transports en commun new-yorkais, nous descendons dans le métro. Nous prenons place dans un wagon spacieux, plus large que ceux de nos RER parisiens. Quelques minutes plus tard, nous arrivons tout au sud de l’île de Manhattan où se trouve l’embarcadère du ferry qui doit nous conduire aux deux petites îles (Liberty Island et Ellis Island).
Après avoir reçu nos billet de la main de John, notre guide nous précise que le contrôle des personnes désirant aller vers ces îles, est assez semblable à celui utilisé dans les aéroports internationaux. Effectivement nous rejoignons bientôt une très importante queue bon enfant. À l’issue d’une attente de près d’une demi-heure, nous arrivons au contrôle que nous pouvons franchir après avoir déposé dans des cuvettes : veste, montre, monnaie, téléphone, appareil photo, sac, ceinture, que sais-je encore… Au signal nous franchissons le portique, s’il sonne il faut ôter ses chaussures et réessayer le franchissement, dans mon cas, il fallut me séparer de mes bretelles, avant de traverser triomphalement (c’est-à-dire sans qu’une stridente vibration ne me vrille les oreilles) le portique, en maintenant, d’une main, mon pantalon à sa place. Sinon le (ou la) préposé(e) fait lever les bras en croix du suspect (que serait-il arrivé à mon pantalon ?) avant de le soumettre à un détecteur (je ne sais trop de quoi) puis fait un signe magnanime au voyageur qui doit alors répartir, au bon endroit, tous les objets déposés dans les cuvettes, ce qui, par exemple, pour des bretelles ou des chaussures à lacets peut prendre quelque temps…
Nous montons dans le ferry comme de nombreux autres touristes, parmi lesquels les français sont nombreux. Photos de Manhattan et ses building, de la statue de la Liberté d’abord lointaine puis de plus en plus proche, elle se présente sous tous les angles, étant donné que nous finissons par la contourner avant que le bateau ne soit amarré afin de libérer ses passagers. Sur l’île, nous faisons une promenade qui immanquablement nous fait voir de près ce gigantesque monument de bronze (34 mètres de haut sans le piédestal, 93 avec lui), offert par la France en 1886, pour le centième anniversaire de la déclaration d’Indépendance. Il fut sculpté par Frédéric-Auguste Bartholdi. Chacun photographie la statue, puis se fait photographier devant elle, puis encore une autre photo ayant pour fond Manhattan. Enfin, contents nous rejoignons le ferry, cap sur Ellis Island;
La traversée est beaucoup plus courte. Cette île accueillit tous les émigrants arrivant aux USA entre 1892 et 1954. C’était la porte de “la terre promise”. Ce grand bâtiment nous présente l’histoire de l’émigration américaine, à travers des statistiques, des souvenirs, des archives, etc… une foule nombreuse parcourt les trois étages avec émotion.
Retour à Manhattan. Une grosse boule de métal qui était exposée dans le World Trade Center, est maintenant placée dans le parc du port. Nous l’entourons avant d’aller déjeuner à South Street Seeport, dans un centre commercial, quartier animé, encombré de très grands voiliers. Belles mâtures !
Cap sur Ground zéro, lieu où les Tower Twin furent détruites le 11 septembre 2001. Nous entrons dans St Paul's Chapel, le plus ancien bâtiment public de New York encore en usage qui date du XVIIIe siècle. Nous remarquons un banc où George Washington pria. Après la destruction des tours jumelles, les rescapés, les pompiers et les proches des victimes s’y recueillirent et reçurent des secours. Dans le cimetière une cloche au milieu des tombes, symbolise la catastrophe. Nous entrons dans un espace dédié à cet attentat et à la construction du mémorial qui s’élèvera bientôt sur Ground zéro. Il est prévu de placer des jets d’eau entourés de monuments très élevés (voir maquette), nous contournons le chantier et l’emplacement de la catastrophe et partons pour Wall Street, l’empire de la finance. Dans cette rue étroite, nous nous asseyons devant le Federal Hall autour de la statue de G. Washington, qui y prononça son discours d’investiture en 1789. En face la bourse : le New York Stock Exchange (NYSE). À l’intersection de Wall Street et de Broadway se trouve Trinity Church, église néogothique, Comme St Paul's Chapel, c’est une église épiscopalienne. Ses vitraux magnifiques ont été fabriqués en Angleterre.
Notre soirée nous permettra de découvrir Chinatown où nous nous restaurons dans un excellent restaurant chinois. Puis les lumières de Time Square nous étourdissent et, bouquet final nous montons en haut de l’Empire State Building à 12:00 pm d’où New York, en majesté, scintille.

 

1 commentaire:

  1. Au fond, à Ellis Island, on vous a fait répéter l'arrivée de Charlot en Amérique dans "L'Emigrant" : passagers du navire regroupés comme moutons effarés et indociles, examen suspicieux et fouilles indiscrètes, le tout — et Chaplin avait bien saisi le paradoxe — sous le regard de la "Liberté" éclairant le monde…
    Et puis, consolez-vous : Charlot lui aussi a eu souvent des ennuis avec ses chaussures et ses bretelles !

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