lundi 14 février 2011

Présentation du Teseo de Haëndel par Emilia Ndiaye

.
Emilia Ndiaye, maître de conférence en langue, littérature et civilisation latines à l'université d'Orléans, bien connue des budistes puisqu'elle fit partie du bureau de notre association et nous a parlé, le 14 octobre 2004, d'Humanisme et barbarie, de Cicéron à Guillaume Budé, sera au théâtre d'Orléans, mercredi prochain (16 février) ; dans la salle Le Kid de 18h30 à 19h30, avec Jean-Pierre Vittu (professeur des universités en histoire moderne), elle présentera une conférence :
"présentation du Teseo de Haëndel"
Cette conférence est gratuite, sur réservation au 02 38 62 45 68.

Ensuite, à 20 h 30, vous pourrez suivre, la version concert de : 
Teseo
de Georg Friedrich Haendel
par Les Folies Françoises 
sous la direction de Patrick Cohën-Akenine

.

mardi 1 février 2011

L'héritage gréco-latin dans le monde contemporain

.
Nous vous signalons, organisé à Paris par
l’École Pratique des Hautes Études
et l’Université de Paris-Sorbonne,
les 3, 4 et 5 février 2011, un  colloque sur
 
L’HÉRITAGE GRÉCO-LATIN 
DANS LE MONDE CONTEMPORAIN

Jeudi 3 février 2011 (à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente)

9 h à 12h
  • Pourquoi se faire « gréco-latin » au XXIe siècle ? Table ronde, suivie d’une lecture collective de textes en relation avec la culture gréco-latine (E. Clémens, M. Deguy, J. Demarcq, C. Prigent, J. Stefan, J.-P. Verheggen)


14 h à 17 h
  • « La Grèce, cette mère stupide », Guénon, Valéry, les Surréalistes (par O. Penot-Lacassagne)
  • Possession : Hadrien habité par Marguerite Yourcenar (par A. Berthelot)
  • Le lexique gréco-latin de Michel  Deguy (par B. Gorrillot)
  • Dialogue avec Michel Deguy : « Sous-sol et bas-fond … » (E. Clémens)


19 h à 20 h (au Théâtre de l’Odéon, petite salle)
  • Présentation du livre collectif INTER, autour d’inter aerias fagos de P. Quignard, et lecture des textes par les contributeurs :   Pierre Alferi, Eric Clémens, Michel Deguy, Bénédicte Gorrillot, Emmanuel Hocquard, Christian Prigent, Pascal Quignard, Jude Stefan.


Vendredi 4 février (à la Maison de la Recherche)

9 h à 12 h 15
  • Jude Stefan, ‘une autre poésie / que la vieille moderne’ (par A. Loiseleur)
  • Formes brèves et genres mineurs chez Jude Stefan (par P. Met)
  • J. Stefan : portrait de l’artiste en Gréco-Latin (par T. Hordé)
  • Jacques Roubaud, la Grèce aller- retour. (par A. Disson)
  • Emmanuel Hocquard, un élégiaque inversé. (par E. Cardonne-Arlyck)

14 h à 18 h
  • Pierre Klossowski, dit Petrus Hieronymus (par P. Amstutz)
  • La trace antique dans la trame des textes contemporains : le genre, l’image, la langue (Dominique Viart)
  • Présence des ruines gréco-latines dans les romans de Claude Simon (Didier Alexandre)
  • De l’amitié pathétique (Chantal Lapeyre-Desmaison)
  • Pascal Quignard : transports (Mireille Calle-Gruber)
  • Autour de la traduction d’Inter aerias fagos (Jude Stefan)


Samedi 5 février (à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, salle 123, bât. Le France, 190 avenue de France)

9 h à 12 h 15
  • La teinte : Christian Prigent latiniste (Hugues Marchal)
  • "Lucrèce à la fenêtre" par C. Prigent (Sylvain Santi)
  • Dialogue avec C. Prigent : En chaud latin d’signes cuits (Jacques Demarcq)
  • J.-P. Verheggen, à en perdre son latin (Eliane Dalmolin)
  • Mettre du rouge à lèvres aux pages roses du dictionnaire : Verheggen fait sa fête au latin des églises (Laurent Fourcaut)


14 h à 17 h 30
  • La renaissance de la tragédie dans le monde post-colonial : Aimé Césaire et Kateb Yacine, lecteurs d’Eschyle (Dominique Combe)
  • Michel Vinaver ou l’héritage au second degré (Catherine Brun)
  • Cuisine du latin des anges : le théâtre de Valère Novarina et les langues anciennes (Thierry Maré)
  • L’Antiquité à Hollywood : les dix dernières années (Gladiator, Troy, 300) (Roger Célestin)
  • Rome, l’empire des femmes (Chantal Lapeyre-Desmaison)
    .

samedi 29 janvier 2011

Guillaume Budé à Paris

.
Je viens de découvrir un blog : L'Indépendant du 4e Arrondissement de Paris, qui contient deux articles relatifs à Guillaume Budé.

Le premier concerne une statue de notre cher Guillaume. Beaucoup moins connue que celle située dans la cour du collège de France, celle-ci décore la façade de l'hôtel de ville de Paris, voir l'article.

Le second nous signale la rue Budé, sur l'île Saint Louis. 

Ces articles sont illustrés de photos.

Merci à leur auteur Emmanuel Delarue.

mardi 18 janvier 2011

De l'origine de la vie à la vie dans l'univers par André BRACK

.
Le jeudi 13 janvier, nous avons accueilli
M. André BRACK
Directeur de recherches honoraire au Centre de biophysique
moléculaire du CNRS et spécialiste d'astrobiologie
venu parler de:
De l'origine de la vie à la vie dans l'univers

Dans sa présentation, le Président Alain Malissard a attiré l'attention sur le caractère exceptionnel de la conférence : « C'est une première pour notre section Budé que de recevoir un éminent scientifique, qui a été membre de la mission Mars Express, qui s'est donné pour tâche essentielle de rechercher partout la vie. » Et de rappeler que M. Brack a écrit sur ce sujet de nombreux ouvrages, entre autres La vie dans l'univers entre mythes et réalité, problème déjà soulevé au IIIe siècle avant notre ère par Epicure, et qui s'inscrit de ce fait dans notre tradition budiste. Cela dit, la référence à l'Antiquité pouvait ne pas suffire à rassurer les auditeurs, dans leur ensemble peu accoutumés à pénétrer dans ce milieu inconnu qui porte les noms d'astrobiologie ou d'exobiologie. Disons tout de suite qu'ils ont été captivés par l'enthousiasme du conférencier et par la clarté de son discours - de plus illustré d'étonnantes photographies de ce monde interstellaire - sans parler de ses résonances poétiques, avec, çà et là, une touche d'humour…

Au-delà des interrogations qui nous hantent et qui nourrissent les scénarios de la science-fiction, comme par exemple la présence dans le cosmos d'une vie parallèle à la nôtre, M. Brack a posé deux questions fondamentales : 1) qu'est-ce que la vie ? La réponse (partielle) vient de la chimie : est considéré comme vivant, tout système ouvert (c'est-à-dire qui reçoit et produit de l'énergie et de la matière) capable d'auto-reproduction et d'évolution, 2) quelle est l'origine de cette vie ? Celle-ci serait née il y a environ quatre milliards d'années dans une eau à 50 degrés qui recouvrait notre planète (notons qu'elle avait la bonne taille - plus grosse, elle aurait été essentiellement composée de gaz, plus petite elle n'aurait pas eu d'atmosphère, de plus elle était à la bonne distance de son étoile, pour la chaleur). La vie est très étroitement dépendante de la « chimie du carbone ». Cet élément proviendrait de plusieurs sources, la plus importante étant d'origine extra-terrestre. En effet, certaines météorites (la France en a deux beaux spécimens, à Rochechouart et à Ensisheim) contiennent des molécules de carbone et certains acides aminés présentent une « dissymétrie moléculaire », un des éléments permettant de distinguer le vivant de la matière inerte. Notons que ces météorites « arrivent » sur terre différemment selon leur poids. Les plus grosses (plus d'une tonne) se désintègrent en pénétrant dans l'atmosphère. Celles de l'ordre du kilogramme « passent » bien (plus de 20 000 sont recensées dans les musées de la planète). Et on trouve dans environ 4% d'entre elles des acides aminés. Celles de l'ordre du gramme, par contre, se désagrègent pour former les étoiles filantes. Enfin, les plus minuscules (les « micrométéorites » pesant de l'ordre du milligramme) arrivent au sol avec des acides aminés préservés. On les recueille principalement en Antarctique, mais on en a trouvé dans les échantillons lunaires. On estime qu'en 200 millions d'années, le carbone accumulé aurait pu former une sorte de « marée noire » de 40 m d'épaisseur sur l'ensemble de la surface de la terre. Ces météorites sont, pour la plupart, d'origine cométaire : la sonde européenne Rosetta en rapportera en 2015 d'une comète lointaine, à condition qu'elles supportent le voyage spatial retour.
Sans doute par la simulation de la chimie organique interstellaire, a-t-on réussi à synthétiser 16 acides aminés, lesquels ont été analysés dans les labos du CNRS d'Orléans. Mais pour retrouver la vie, il faut une cellule, avec son ARN, et, à cette étape, « on n'a pas encore réussi », avoue modestement M. Brack. On fait alors appel à la micropaléontologie, qui étudie les sédiments anciens (le plus ancien, au Groenland, date de 3,8 milliards d'années !) ainsi que les microfossiles.
Et, là aussi, les informations sont maigres, et les vestiges de la vie primitive presque tous effacés. Ainsi la recherche s'est à nouveau tournée vers l'espace. Il y a encore de l'eau, sous forme de glace à la surface de Mars, planète à la surface de laquelle les traces d'érosion par l'eau sont évidentes. Il y a même eu un espoir plus grand : la découverte par les américains, dans une météorite d'origine martienne, de structures interprétées comme des nanobactéries martiennes. Malheureusement ce scoop n'a pas résisté à une étude plus approfondie : ces structures ont été produites par les infiltrations d'eau lors du séjour prolongé (plusieurs milliers d'années) de cette météorite à la surface de la terre. Dans l'ensemble, la quête a été peu concluante, que ce soit sur le satellite Europe de Jupiter, sur Titan visité par la sonde Huygens, ou sur Encelade, le satellite de Saturne - qui nous a valu une photo surréaliste d'un geyser de glace.
Faudra-t-il donc aller au-delà du système solaire ?
À ce moment, nous autres pauvres terriens, nous avons éprouvé quelque vertige. Notre guide interplanétaire nous a assuré qu'on a dénombré 519 planètes hors du système solaires (ou exoplanètes), et encore, on ne voit que les plus grosses (qui sont faites de gaz). En 2006 la France a lancé le télescope spatial Corot pour observer les exoplanètes dites « rocheuses », et en 2010 on en a découvert une, 3 à 4 fois plus volumineuse que la Terre, mais pourra-t-on déceler si elle est habitable, c'est-à-dire avec de l'oxygène, du CO2 et de la vapeur d'eau ? La Mission Darwin de l'Agence Spatiale Européenne prévue pour 2020 nous le dira peut-être… Les esprits terre à terre répondront qu'il est inutile de chercher à savoir et qu'il y a bien assez à faire sur notre globe terraqué. Mais c'est certainement Einstein qui, une fois de plus, a raison : il ne faut jamais cesser de poser des questions !
Pendant la discussion qui a suivi, l'esprit flottant encore dans les galaxies, je me suis mis à évoquer la fin du XVIIe siècle, quand la frontière n'existait pas entre lettres et sciences, au temps où notre Fontenelle écrivait ses Entretiens sur la pluralité des mondes et j'ai remarqué que son héroïne, la Marquise de la Mésengère posait exactement les mêmes questions que nous-mêmes aujourd'hui, mais qu'elle n'avait pas eu la chance d'écouter un homme de talent comme André Brack.
P.S. Cette conférence, André Brack l'a dédiée à la mémoire de son collègue et ami Gustave Cornet (appelé familièrement Gus) qui était une figure marquante de notre groupe et que nous aimions tous.


Pour aller plus loin :

.

samedi 15 janvier 2011

Numérisation du Bulletin de l’Association Guillaume Budé

.
Le Bulletin de l’Association Guillaume Budé, qui paraît depuis 1923, va être prochainement numérisé dans le cadre du programme Persée à Lyon. Cette numérisation rendra les anciens bulletins accessibles gratuitement. 
 
Nous cherchons à réunir la collection la plus complète possible des bulletins et il nous en manque encore beaucoup. Les exemplaires seront massicotés et ne seront donc pas récupérables. Nous sommes donc à la recherche de généreux donateurs qui n'auraient plus réellement besoin de la collection qu'ils possèdent et qui seraient prêts à nous donner leurs exemplaires gratuitement.

Contact : Diane Cuny (dianecunyusa@yahoo.com)
06 67 04 15 40

vendredi 14 janvier 2011

Filles et fils de Clio à Pothier en 2011

.
Patrick CLASTRES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Pothier qui nous présenta, en 2008, "Pierre de Coubertin et l'invention de la tradition olympique” nous a communiqué le programme 2010-2011 du cycle de conférences “Filles et fils de Clio”, commencé en 2004.

La première des quatre conférences prévues cette année aura lieu mardi prochain  18 janvier, à 17 h 15 dans l'auditorium du lycée, il s'agit de :
« Les socialistes français et les ouvriers jusqu’en 1946 »  
par Noëlline CASTAGNEZ
maîtresse de conférences en histoire contemporaine,
Université d’Orléans

N'oubliez pas que les auditeurs extérieurs au lycée Pothier doivent s'inscrire avant les conférences auprès de patrick.clastres@sciences-po.org.
.

jeudi 13 janvier 2011

Hommages

 .
Gustave CORNET et Anne-Marie BANQUELS DE MARQUE nous ont quittés en 2010. Ces deux figures historiques, membres de longue date de notre association, appartenaient aussi à l’Académie d’Orléans. C’est devant cette assemblée que Gérard LAUVERGEON, secrétaire de l'association Guillaume-Budé d'Orléans, leur a rendu hommage.

Vous pouvez prendre connaissance de ces deux hommages en cliquant sur les liens suivants :

.