samedi 15 janvier 2011

Numérisation du Bulletin de l’Association Guillaume Budé

.
Le Bulletin de l’Association Guillaume Budé, qui paraît depuis 1923, va être prochainement numérisé dans le cadre du programme Persée à Lyon. Cette numérisation rendra les anciens bulletins accessibles gratuitement. 
 
Nous cherchons à réunir la collection la plus complète possible des bulletins et il nous en manque encore beaucoup. Les exemplaires seront massicotés et ne seront donc pas récupérables. Nous sommes donc à la recherche de généreux donateurs qui n'auraient plus réellement besoin de la collection qu'ils possèdent et qui seraient prêts à nous donner leurs exemplaires gratuitement.

Contact : Diane Cuny (dianecunyusa@yahoo.com)
06 67 04 15 40
. 

vendredi 14 janvier 2011

Filles et fils de Clio à Pothier en 2011

.
Patrick CLASTRES, professeur d’histoire en khâgne au lycée Pothier qui nous présenta, en 2008, "Pierre de Coubertin et l'invention de la tradition olympique” nous a communiqué le programme 2010-2011 du cycle de conférences “Filles et fils de Clio”, commencé en 2004.

La première des quatre conférences prévues cette année aura lieu mardi prochain  18 janvier, à 17 h 15 dans l'auditorium du lycée, il s'agit de :
« Les socialistes français et les ouvriers jusqu’en 1946 »  
par Noëlline CASTAGNEZ, 
maîtresse de conférences en histoire contemporaine,
Université d’Orléans

N'oubliez pas que les auditeurs extérieurs au lycée Pothier doivent s'inscrire avant les conférences auprès de patrick.clastres@sciences-po.org.
.

jeudi 13 janvier 2011

Hommages

 .
Gustave CORNET et Anne-Marie BANQUELS DE MARQUE nous ont quittés en 2010. Ces deux figures historiques, membres de longue date de notre association, appartenaient aussi à l’Académie d’Orléans. C’est devant cette assemblée que Gérard LAUVERGEON, secrétaire de l'association Guillaume-Budé d'Orléans, leur a rendu hommage.

Vous pouvez prendre connaissance de ces deux hommages en cliquant sur les liens suivants :

.

mardi 21 décembre 2010

Jacqueline de Romilly et l’association Guillaume-Budé

.
Le décès de Jacqueline de Romilly, le 18 décembre, a donné à la presse l’occasion de revenir abondamment sur la carrière de la grande helléniste et sur son engagement pour la défense des langues anciennes. Nous voudrions ici simplement rappeler les rapports qu’elle a entretenus avec l’association Guillaume-Budé et sa section locale orléanaise.

En 1930, le Républicain orléanais et du Centre annonçait, sous le titre "Encore une victoire féministe", le succès au concours général de Mlle Jacqueline David, 17 ans, élève du lycée Molière à Paris : premier prix de version latine et deuxième prix de version grecque. Son succès à l’agrégation, six années plus tard, amena la jeune femme à enseigner dans des lycées de Tournon, Montpellier et Bordeaux.

C’est à l’association Guillaume-Budé de Bordeaux que Mlle David rencontra Michel Worms de Romilly, qu’elle épousa au printemps 1940.

Quelques années plus tard, elle entra au Conseil d’administration de l’Association et, en mars 1960, lors de l’Assemblée générale, elle fit une communication sur Les mythes antiques dans la littérature contemporaine.

En 1966, répondant à une invitation amicale de Jacques Boudet, elle fut reçue par notre Association orléanaise où elle fit une conférence sur le thème Age d’or et progrès à l’époque classique en Grèce.

En 1975, année où elle est devenue vice-présidente de l’Association, elle revint à Orléans pour féliciter la section orléanaise qui fêtait alors ses vingt années d’existence et pour parler de La tragédie grecque miroir de la Cité.

En janvier 1977, alors que l’association Guillaume-Budé nationale était associée à la commémoration, en Sorbonne, des débuts de l'enseignement du grec à Paris par Georges Hermonyme de Sparte, elle fit un bilan de Cinq siècles d'hellénisme en France et termina son intervention en lançant un appel en faveur de l'enseignement du grec.

En 1981, elle succéda à Fernand Robert comme présidente de l’Association. A ce titre, elle prononça un "in memoriam" lors du décès de Robert Flacelière, puis, à l’Assemblée générale de 1982, elle fit un exposé sur L'amitié de Giraudoux avec l'hellénisme.

Elle démissionna de la présidence fin 1983, afin, dit-elle alors, de ne pas "compromettre" l’association Guillaume-Budé alors qu’elle se disposait à publier un ouvrage très engagé sous le titre L’Enseignement en détresse.

En 1984, toujours à l’Assemblée générale de Guillaume-Budé, alors qu’elle venait d’illustrer par des extraits musicaux une étude sur La tragédie de Sophocle Hercules et le drame musical de Händel, elle profita de cette occasion pour revenir sur ses inquiétudes quant à l’avenir du grec dans notre enseignement : "Sans le grec en arrière plan, on vit toujours plus ou moins dans un monde à plat, auquel manque cette merveilleuse dimension du temps, où les oeuvres revivent, évoluent et prolifèrent de façon quasiment continue — jusqu'à présent du moins. En ces quatre mots de réserve, j'enferme nos craintes, nos espoirs, et la tâche même que notre Association entend assumer de toutes ses forces."

Dans les années qui suivirent, le bulletin de l’Association publia le texte de trois conférences données par Jacqueline de Romilly :
  — en 1986, une conférence qu’elle avait donnée aux Amis de l'Université de Paris-Sorbonne sur L'humanité d'Homère et les humanités.
  — en 1987, une conférence donnée devant la section d'Aix-en-Provence : Le conquérant et la belle captive.
  — en 1992, une conférence donnée au Palais de la Musique d'Athènes sur L'hésitation et le regret dans les tragédies antiques relatives à Electre.

Enfin, en 1993, Mme de Romilly prit contact avec l’association Guillaume-Budé d’Orléans pour attirer son attention sur une association qu’elle venait de fonder sous l'appellation de "Sauvegarde des enseignements littéraires".

L’influence de Jacqueline de Romilly s’est étendue bien au-delà de nos frontières. L’écrivain grec Vassilis Alexakis, que l’association orléanaise avait reçu en 1997, vient de lui rendre hommage en rappelant que son influence dans la Grèce d’aujourd’hui a été considérable et en suggérant qu’une rue d’Athènes porte son nom.

Pour son combat en faveur des études classiques, pour les leçons de rigueur et d’honnêteté intellectuelle qu’elle a données à ses élèves et à ses lecteurs, pour sa riche personnalité qu’elle a révélée au public dans plusieurs ouvrages plus personnels, Jacqueline de Romilly a été un bel exemple de cet humanisme moderne que l’association Guillaume-Budé essaie de sauvegarder et de promouvoir.

* * *
.

Arlette Farge le jeudi 27 janvier 2011

.
La conférence d'Arlette Farge :
reportée du 7 décembre, aura lieu le jeudi 27 janvier prochain.
.

vendredi 10 décembre 2010

Le blog de la Librairie Guillaume Budé, Les Belles Lettres

.
La Librairie Guillaume Budé, Les Belles Lettres a créé son blog ! C'est par là.
.

mercredi 8 décembre 2010

La conférence d'Arlette Farge annulée

.
La conférence d'Arlette FARGE, prévue hier au soir, a dû être annulée. Notre invitée alitée, souffre d'une angine. Elle a dû se résoudre a annuler son intervention :

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. Dès qu'elle ira mieux, Alain Malissard la contactera afin de fixer une nouvelle date.

Ce regrettable report, le second de la saison — ce qui ne nous était jamais arrivé — nous permet de constater deux choses :
  • la loi des séries*, cette loi qui n'a jamais existé, a encore frappé…
  • la liste de diffusion de notre association — combinée à l'antique téléphone  — a montré sa grande efficacité puisque seulement une quinzaine de personnes (dont un couple venu d'Étampes et des étudiants) s'est retrouvée devant la porte close de la salle.
--
* La loi des séries, qui postule qu’un événement désastreux doit en entrainer d’autres, similaires, à sa suite. On dit alors qu' « un ennui n'arrive jamais seul », ou encore « il y a des jours comme ça où on ferait mieux de rester au lit ».
  • D’un point de vue sérieux, les études montrent que la loi des séries est en fait un biais de l’esprit humain, qui a tendance à relever bien plus les successions exceptionnelles, même si elles ne sont statistiquement pas improbables, que les cas où justement les accidents ne se produisent pas en série[4].
  • On remarque que la durée de la série d'avanies subie est directement proportionnelle au carré de la gravité des dites avanies, une série vénielle ne durant rarement plus d'une journée, très exceptionnellement jusqu'à une semaine, une gravité beaucoup plus prononcée pouvant conduire au concept d’annus horribilis.
  • On constate également que tout ce qui peut être entrepris pour tenter d'enrayer la « série noire » semble généralement et irrémédiablement voué à l'échec, pouvant même se révéler à l'occasion générateur de nouvelles et récurrentes avanies, exacerbant par là même une paranoïa grandissante.
  • Un nombre x de méthodes de calcul apporte au moins x résultats différents.
.