jeudi 6 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J4 - 5 mai


Ce mercredi 5 mai est consacré à Georges Washington ; nous quitterons sa ville éponyme pour rouler vers le sud à Mount Vernon sa propriété et à Fredericksburg, où il passa sa prime jeunesse.
8:30 am : départ de notre bus, le chauffeur et Mado essayent toujours de nous faire entendre la musique de Duke Ellington avec la sono récalcitrante de notre car : encore raté ! Embouteillages permanents sur les impressionnantes autoroutes (5 voies de chaque côté parfois) de la capitale américaine.

Arrivée à Mount Vernon, plantation acquise par Lawrence Washington, le demi-frère aîné de George.Ce dernier en fera l’acquisition en 1754, deux ans après la mort de  Lawrence. C’est un superbe domaine de style georgien de plus de deux cents hectares, situé sur les bords du fleuve Potomac, à quelques minutes au sud de Washington D.C.
Nous entrons dans un centre d’orientation flambant neuf, puis, as usual, une queue monumentale, autre spécialité washingtonienne avec les embouteillages (45 minutes de piétinements… dans la bonne humeur).

Enfin nous pénétrons dans la demeure  poussant vers l’avant des ribambelles de collégiens, tout en étant poussés par d’autres… Dans chaque pièce des retraités, membres de l’association de gestion du site nous fournissent des explications… Belle maison au toit rouge, fidèlement restaurée, 21 pièces à dimension humaine où le parfum du passé nous envahit, charmantes tapisseries, les meubles et les bibelots souvent d’origine fleurent bon le temps de la splendeur du Sud comme sa très grande véranda (sans vitre) ouverte sur le parc et le Potomac
Nous parcourons le parc et nous découvrons : le tombeau en briques du premier président des Étas-Unis, des communs aux usages divers, le logement des esclaves (plus de 300, nous sommes sur une vaste plantation). Le musée nous permet de retrouver le monde de G. Washington dans une présentation remarquable (son dentier est admirablement mis en scène…). Enfin un très fin repas dans la belle demeure de Mount Vernon Inn avec serviteurs en livrée nous réconcilie avec la cuisine américaine. À l'issue de ce déjeuner nous fêtons l'anniversaire de notre président, Alain Malissard, cadeau, bougie. Catherine Martin-Zay lui remet quelques pages du journal de son père, ancien ministre qui relatent son voyage aux USA, l'année 1939.
Cap au Sud, vers Richmond, embouteillages, enfin une heure plus tard, nous quittons l’autoroute et nous entrons dans Fredericksburg. Quelques recherches nous conduisent à Kenmore où un vieil homme plein d’urbanité nous accueille. Dans un français qui s’améliore au fur et à mesure de la visite, il nous fait découvrir tout le charme de la plantation récemment rénovée. Les plafonds et les trumeaux  finement décorés de stucs nous émerveillent. Scènes champêtres.
Ferry Farm est un domaine rural où George Washington vécut de 6 (1738) à 20 ans avec ses parents (son père meurt en 1743) et ses 4 frères et sœurs. Un petit musée conte la vie du héros, nous respirons à pleins poumons l’air pur de la Virginie à l’occasion d’une promenade qui nous mène sur les bords du Potomac.
Excellent repas dans une brasserie de Fredericksburg (Capital Ale House) à la chaude ambiance, puis un barde local en tenue du passé nous fait parcourir la rue principale en racontant des histoires de fantômes (liées aux maisons de la petite ville) que nous traduit notre guide Marie-Françoise. Retour à l’hôtel vers 22:15 pm.


mercredi 5 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J3 - 4 mai


Départ matinal, à 8:00 am, pour une journée à nouveau consacrée à Washington, en particulier à sa structure due  à l’architecte L’Enfant. Nous devons d’abord obtenir des tickets pour monter au Washington Monument, un obélisque de 169 mètres de haut pourvu, en son centre d’un ascenseur, que nous ne pourrons emprunter que si nous obtenons des billets (gratuits) qui doivent être retirés dans un guichet proche. C’est la raison de notre départ matinal, car à 8:30 am, heure d’ouverture une queue de plus de 50 mètres s’étire déjà, quelques minutes plus tard, nous recevons des billets pour 12:00.
En attendant notre ascension,  nous allons visiter la Maison Blanche, ou plutôt, en faire le tour, puis nous rendre au centre des visiteurs. Notre car nous dépose au sud de la demeure du président des États-Unis d’Amérique. Le temps est parfait : ensoleillé et chaud, sans excès, donc propice à une balade autour de cet édifice et de son parc. Depuis le sud  nous mitraillons cette maison (il s’agit de photos), avec souvent en premier plan nos amis de voyage. Ensuite nous poursuivons cette promenade (dans le sens des aiguilles d’une montre) 
Le Smithsonian Castle, au bord du mall, près du Washington Monument, est un curieux bâtiment en grès rouge foncé. Extérieurement, c’est une sorte de château fort, de style néo. Il présente les activités de la Smithsonian Institution, qui possède et gère 15 musées à Washington (plus 2 à NewYork et 2 en Angleterre). Ces musées sont toujours gratuits. Ce château présente une curieuse et hétéroclite collection d’objets plutôt scientifiques, un agréable jardin l’entoure, où nous nous promenons sous les ombrages. Une roseraie clôt notre parcours.
Nous traversons le Mall, gigantesque espace vert, plus de 3 km qui relie le Capitole au Lincoln Memorial. Il y a 16 mois, une foule considérable y acclama Barak Obama lors de son investiture. Pour retrouver notre bus : cap sur le Washington Monument, munis de nos billets nous faisons à nouveau la queue, grande spécialité washingtonnienne, pour monter au sommet de cet obélisque. L’ascenseur rapide qui contient environ 25 personnes, nous conduit à 152 m au-dessus du sol ; depuis cette plateforme, huit fenêtres nous permettent d’admirer la ville et de nous imprégner de sa géométrie.
Puis ce sera une brève visite au musée de l’Air et de l’Espace, musée le plus visité du monde. Un tohu bohu de carlingues d’avion (du Spirit of St Louis au Concorde), de fusées, de capsules et autres Soyouz, d’objets hétéroclites pour tout dire, nous environne. À une extrémité du musée, un MacDo, le plus grand du monde, nous ingère…
Direction les Archives Nationales : queue, fouilles, “pas de photos sinon on vous confisque l’appareil…”, discours avant d’entrer dans la rotonde où de nombreux documents nous sont proposés:  de la constitution des États-Unis à la cession de la Louisiane par Napoléon en 1803, Louisiane qui couvrait un tiers de la surface des États-Unis.
À 16:00 pm nous atteignons le mémorial des vétérans de la guerre de Corée : 19 statues de soldats qui avancent dans un triangle jouxtant un mur figurant le 38ème parallèle, puisque les 19 soldats s’y reflètent (19+19=38 !). Sur ce mur, des photos relatives à la guerre sont gravées. Ensemble de grande qualité artistique. 
Ensuite nous voyons le Lincoln Memorial, moderne Parthénon contenant en son sein une formidable statue de Lincoln (5,7 m de haut) ;  depuis la gauche de la statue, notre guide nous révèle le visage du général Lee, vaincu et tourné vers le mur alors que le vainqueur regarde l’horizon. Puissance et volonté.
Le Vietnam Veterans Memorial, murs de granit où sont inscrits les noms des 58 209 Américains morts durant cette guerre fait aussi l'objet de notre attention.
Puis nous parcourons, en bus, le très huppé quartier Georgetown et son architecture victorienne et nous passons devant la splendide ambassade de France.
Enfin, à 19:00,  repas au Buca di Beppo, restaurant italien au décor très kitsch, fait de milliers de photographie ringuardes et parfois iconoclastes, mais surprise ! le repas fut excellent et pour certains arrosé d’un honnête vin californien.

mardi 4 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J2 - 3mai


Ce lundi matin, notre groupe retrouve, vers 9:00 am, notre petit car. Matinée de découverte de Washington selon un axe sud-nord. 

Notre hôtel appelé Confort Inn Pentagon, de la chaîne Best Western, présente en France, est situé à Arlinton sur la rive Est du Potomac, à proximité du Pentagon. Nous prenons la quatorzième avenue vers le nord  donc le quatorzième pont qui nous permet de traverser le fleuve. C’est sur ce pont que s’est écrasé un avion, dont les images de la carcasse, s’abîmant dans les flots glacés, nous avaient marquées, il y a quelques années.

Les imposants immeubles administratifs reflètent la puissance du gouvernement américain. Il sont massifs et relavivement hauts, mais ce ne sont pas des gratte-ciel car la hauteur des bâtiments est réglementée à Washington, contrairement à NewYork. À droite, au  loin, le Congrès, à gauche, un peu moins loin, la Maison Blanche, le Mall, des ministères, pardon des departements… La quatorzième avenue est très longue. enfin nous  bifurquons à Dupont Circle (les circles semblent une spécialité washingtonnienne). 

Arrêt à Adam’s Morgan, quartier hispanique colonisé par les bobos et les artistes. Après une balade de près d’une heure au milieu de commerces très hauts en couleurs et en fantaisies architecturales  notre car nous attend pour nous conduire au National Museum of American History.

Ce musée appartient à la Smithsonian Institution qui regroupe 19 musées et galeries. Celui qui nous intéresse est relatif à l’histoire et la culture américaine. Trois étages nous attendent : au rez-de-chaussée, l’espace “America on the move”, sur les transports, avec la locomotive John Bull, importée d’Angleterre en 1831, symbole du début de la révolution industrielle en Amérique. Trois cents véhicules sont présentés, ici comme ailleurs. Nous picorerons… puis c’est l’espace “On the water”, rempli de navires qui nous content l’histoire martitime du pays. Cet étage nous parle aussi d’électricité, de sciences et de nourritures (alimentaires).

Au deuxième niveau, une statue monumentale en marbre, de  George Washington en Zeus olympien, trône, clin d’œil au contenu de notre voyage. De part et d’autre de la statue, Apollon tire le char du soleil d’une part et Hercule au berceau étouffe les serpents. Autour : la “star-spangled banner gallery”, la “Within these walls” nous montrent l’évolution d’une maison et de ses habitants à travers les âges de l’Amérique. La “First Ladies’ ball growns”, exposition des robes portées par les femmes des présidents à l’occasion des investitures, est très prisée par les visiteurs, il faut s’y frayer un chemin…

En haut : “The price of freedom : Americans at war”, retrace toute l’histoire guerrière du pays dans un déluge d’objets et d’explications (comme ailleurs : toutes en anglais)

Repas à la cafeteria du musée… nous allons devoir nous habituer à la cuisine américaine…

L’après-midi commence par la visite du théâtre Ford où eut lieu l”assassination of president Lincoln” le 14 avril 1856. Ensuite,  la visite au sous-sol du musée présente, entre autres objets et commentaires : le pistolet Derringer calibre 44 avec lequel Booth assassina le président avant de crier “Sic semper tyrannis” (ainsi finissent les tyrans). Nous pénétrons dans le théâtre, toujours en activité, où bientôt un acteur, que j’avais d’abord pris pour le pompier de service dans son costume du ministère de l’environnement, nous expliqua le meurtre et son contexte avec une voix bien timbrée. La salle jeune l’écouta sans faillir durant une demi-heure, la qualité de l’écoute surprit les enseignants de notre groupe qui comparaient leurs expériences dans des conditions similaires, en France.

Enfin ce fut Arlington, le cimetière national où reposent près de 300 000 combattants, remarquable lieu de calme et de paix, colline où les tombes dans une rythmique impeccable s’étendent à perte de vue. Nous assistons à la relève de la garde sur la tombe des soldats inconnus, puis au sommet de la colline nous trouvons la tombe de l’architecte de Washington : Pierre-Charles L’Enfant qui se trouve devant le manoir confisqué au Général Lee, confédéré, dont les 81 hectares constituent le cimetière. Là, Alain Malissard nous expose longuement les racines romaines de la civilisation américaine. Puis en redescendant, nous arrivons aux tombes de John F. Kennedy et à celles de ses proches. Notre visite à Arlington se termine par le mémorial des Marines, groupe sculpté qui reproduit la photo "Raising the Flag on Iwo Jima", montrant l'installation du drapeau américain après la bataille d'Iwo Jima.

Repas du soir au Macy's dans un très imposant centre commercial où pullulent les commerces de bouche et les boutiques.

À l’hôtel, Odette et André retrouvent leur bagage égarés entre Clermond-Ferrand et Washington. Soulagement.

lundi 3 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J1 - 2mai


Lever, au radar, sur le coup des 3 heures du matin et, après avoir réussi à traverser le chantier de la construction de la deuxième ligne du tram d’Orléans, nous parvînmes au Garage Dunois dans les temps— c’est à dire avant 4 heures quinze ! afin de prendre la direction des Amériques via Roissy.


Près d’une vingtaine d’autres budistes ensommeillés avaient réussi un parcours initiatique parallèle, le car Dunois dûment cornaqué par un chauffeur qui semblait lui très éveillé, put s’ébranler. À 6 heures 30, notre petite troupe pénétra dans le Hall E où nous avons attendu sagement l’envoyé mandaté par Clio — fort débonnaire au demeurant — pour nous remettre les billets d’avion.

Deux clermontois (André et Odette) se joignirent à nous ainsi qu’une adhérente de Budé Lyon, Marie-Pierre, elle sera la benjamine du groupe, nous nous comptâmes : 20 personnes.

Ce fut bientôt l’enregistrement, puis le passage devant la police, pas un seul scanner à personne en vue, les budistes ouf ! avaient tous leur passeport biométrique. Donc l’accès à la salle d’embarquement s’ouvrit, puis nous montâmes dans l’avion qui décolla vers  onze heures passées… Voyage sans histoire agrémenté de collations, de films à la demande et de quelques, heureusement très brèves turbulences. Enfin le vol AF 028 atterrit en douceur à l’aéroport international de Washington Dulles. Il était 1:00 pm heure locale (19 heures à Paris).
Le passage de la douane fut sans histoire, sauf pour notre amie Thérèse qui, sans nous aviser et après avoir prétendu le contraire sur la feuille de douane, tenta d’introduire en Amérique une orange maltaise. Heureusement une fonctionnaire du ministère de l’agriculture instruite par un sémillant et minuscule chien — joliment affublé d’une casaque de fonction — découvrit le pot aux roses (voir photo à gauche). Notre amie fut entraînée dans une officine annexe où l’orange en cause fut promptement confisquée.
Marie-Françoise, notre guide, née à Cassis, arrivée à Washington en 1974, nous attendait et nous mena au car qui nous véhiculera durant douze jours avec Josua au volant. À 15 heures nous recevons les clés de nos chambres (confortables et spacieuses).
En fin de soirée, Amélie, fille d’Alain et Catherine Malissard, les organisateurs de ce voyage, nous invita à contempler Washington du haut de la terrasse de l’immeuble où elle réside, le Cairo qui est le plus haut de la ville.
Enfin pour clore la journée, repas au Hard Rock Café un temple bruyant et clignotant dédié au King Elvis et ses successeurs. Au menu poulet aux ananas et glace vanille et crème. À 9:00 pm : dodo, nous sommes debout depuis 24 heures, la nuit réparatrice doit nous permettre de gérer aussi le décalage horaire.

vendredi 26 février 2010

Écouter, réécouter nos activités

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À partir de la page web : Guillaume Budé Orléans Multimédia vous pouvez écouter ou réécouter les conférences, entretien, lecture que nous vous avons récemment proposés.

En cliquant sur le titre de l'activité concernée, votre navigateur vous permettra d'entendre un fichier mp3. Pour cela il vous faudra êtes un peu patient et ne pas oublier de "monter" le volume sonore de votre ordinateur.


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lundi 8 février 2010

"Guillaume Budé et l'art de la lecture", par Louise Katz

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Exposition de livres annotés par Guillaume Budé, provenant de sa bibliothèque et de celle de son père Jean Budé.

Présentation de l'ouvrage de Louise Katz coédité par les éditions Brepols et le Musée de la Maison d'Erasme.

À la Renaissance, l’essor de l’imprimé et le renouveau des études modifient en profondeur les voies de diffusion de l’écrit et les pratiques de la lecture. Guillaume Budé s’impose comme un témoin majeur de ces évolutions. L'étude de Louise Katz explore les conditions matérielles de la lecture dans la première moitié du XVIe siècle ; elle met en lumière l’originalité d'un art de lire fondé sur la notion d’encyclopédisme et la revendication de la liberté du lecteur ; elle analyse les métaphores de la lecture chez Budé et la stratégie de l'humaniste pour déterminer son propre lectorat.

Evénement organisé en partenariat avec le Musée de la Maison d'Erasme (Bruxelles).


Mardi 16 février 2010 à 18h15.
Salle de lecture de la Réserve.
Bibliothèque Sainte-Geneviève
10 Place du Panthéon - 75005 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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dimanche 31 janvier 2010

Conférence d'Alain Malissard sur la piraterie.

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Le mardi 23 février à 14 h 30 au CRDP, rue Notre-Dame-de-Recouvrance à Orléans, dans le cadre des activités de l'UTL (Université du Temps Libre), Alain MALISSARD fera une conférence sur ROME FACE AUX PIRATES.
En Méditerranée, la piraterie est depuis la plus haute antiquité un mal endémique. A la fin du IIIe siècle av. J.-C., Rome devient la maîtresse de la Méditerranée occidentale en engageant la lutte contre les pirates illyriens et ligures; du côté oriental en revanche, elle néglige totalement la police des mers. Or au début du Ier siècle, la piraterie connaît un extraordinaire développement : organisée militairement, elle devient ce qu'on pourrait appeler une "internationale pirate". En -67, le Sénat confie à Crassus la conduite d'une guerre totale. Désormais la république romaine assure sur mer l'ordre et la paix.
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