mardi 4 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J2 - 3mai


Ce lundi matin, notre groupe retrouve, vers 9:00 am, notre petit car. Matinée de découverte de Washington selon un axe sud-nord. 

Notre hôtel appelé Confort Inn Pentagon, de la chaîne Best Western, présente en France, est situé à Arlinton sur la rive Est du Potomac, à proximité du Pentagon. Nous prenons la quatorzième avenue vers le nord  donc le quatorzième pont qui nous permet de traverser le fleuve. C’est sur ce pont que s’est écrasé un avion, dont les images de la carcasse, s’abîmant dans les flots glacés, nous avaient marquées, il y a quelques années.

Les imposants immeubles administratifs reflètent la puissance du gouvernement américain. Il sont massifs et relavivement hauts, mais ce ne sont pas des gratte-ciel car la hauteur des bâtiments est réglementée à Washington, contrairement à NewYork. À droite, au  loin, le Congrès, à gauche, un peu moins loin, la Maison Blanche, le Mall, des ministères, pardon des departements… La quatorzième avenue est très longue. enfin nous  bifurquons à Dupont Circle (les circles semblent une spécialité washingtonnienne). 

Arrêt à Adam’s Morgan, quartier hispanique colonisé par les bobos et les artistes. Après une balade de près d’une heure au milieu de commerces très hauts en couleurs et en fantaisies architecturales  notre car nous attend pour nous conduire au National Museum of American History.

Ce musée appartient à la Smithsonian Institution qui regroupe 19 musées et galeries. Celui qui nous intéresse est relatif à l’histoire et la culture américaine. Trois étages nous attendent : au rez-de-chaussée, l’espace “America on the move”, sur les transports, avec la locomotive John Bull, importée d’Angleterre en 1831, symbole du début de la révolution industrielle en Amérique. Trois cents véhicules sont présentés, ici comme ailleurs. Nous picorerons… puis c’est l’espace “On the water”, rempli de navires qui nous content l’histoire martitime du pays. Cet étage nous parle aussi d’électricité, de sciences et de nourritures (alimentaires).

Au deuxième niveau, une statue monumentale en marbre, de  George Washington en Zeus olympien, trône, clin d’œil au contenu de notre voyage. De part et d’autre de la statue, Apollon tire le char du soleil d’une part et Hercule au berceau étouffe les serpents. Autour : la “star-spangled banner gallery”, la “Within these walls” nous montrent l’évolution d’une maison et de ses habitants à travers les âges de l’Amérique. La “First Ladies’ ball growns”, exposition des robes portées par les femmes des présidents à l’occasion des investitures, est très prisée par les visiteurs, il faut s’y frayer un chemin…

En haut : “The price of freedom : Americans at war”, retrace toute l’histoire guerrière du pays dans un déluge d’objets et d’explications (comme ailleurs : toutes en anglais)

Repas à la cafeteria du musée… nous allons devoir nous habituer à la cuisine américaine…

L’après-midi commence par la visite du théâtre Ford où eut lieu l”assassination of president Lincoln” le 14 avril 1856. Ensuite,  la visite au sous-sol du musée présente, entre autres objets et commentaires : le pistolet Derringer calibre 44 avec lequel Booth assassina le président avant de crier “Sic semper tyrannis” (ainsi finissent les tyrans). Nous pénétrons dans le théâtre, toujours en activité, où bientôt un acteur, que j’avais d’abord pris pour le pompier de service dans son costume du ministère de l’environnement, nous expliqua le meurtre et son contexte avec une voix bien timbrée. La salle jeune l’écouta sans faillir durant une demi-heure, la qualité de l’écoute surprit les enseignants de notre groupe qui comparaient leurs expériences dans des conditions similaires, en France.

Enfin ce fut Arlington, le cimetière national où reposent près de 300 000 combattants, remarquable lieu de calme et de paix, colline où les tombes dans une rythmique impeccable s’étendent à perte de vue. Nous assistons à la relève de la garde sur la tombe des soldats inconnus, puis au sommet de la colline nous trouvons la tombe de l’architecte de Washington : Pierre-Charles L’Enfant qui se trouve devant le manoir confisqué au Général Lee, confédéré, dont les 81 hectares constituent le cimetière. Là, Alain Malissard nous expose longuement les racines romaines de la civilisation américaine. Puis en redescendant, nous arrivons aux tombes de John F. Kennedy et à celles de ses proches. Notre visite à Arlington se termine par le mémorial des Marines, groupe sculpté qui reproduit la photo "Raising the Flag on Iwo Jima", montrant l'installation du drapeau américain après la bataille d'Iwo Jima.

Repas du soir au Macy's dans un très imposant centre commercial où pullulent les commerces de bouche et les boutiques.

À l’hôtel, Odette et André retrouvent leur bagage égarés entre Clermond-Ferrand et Washington. Soulagement.

lundi 3 mai 2010

Les USA, une nouvelle Rome, J1 - 2mai


Lever, au radar, sur le coup des 3 heures du matin et, après avoir réussi à traverser le chantier de la construction de la deuxième ligne du tram d’Orléans, nous parvînmes au Garage Dunois dans les temps— c’est à dire avant 4 heures quinze ! afin de prendre la direction des Amériques via Roissy.


Près d’une vingtaine d’autres budistes ensommeillés avaient réussi un parcours initiatique parallèle, le car Dunois dûment cornaqué par un chauffeur qui semblait lui très éveillé, put s’ébranler. À 6 heures 30, notre petite troupe pénétra dans le Hall E où nous avons attendu sagement l’envoyé mandaté par Clio — fort débonnaire au demeurant — pour nous remettre les billets d’avion.

Deux clermontois (André et Odette) se joignirent à nous ainsi qu’une adhérente de Budé Lyon, Marie-Pierre, elle sera la benjamine du groupe, nous nous comptâmes : 20 personnes.

Ce fut bientôt l’enregistrement, puis le passage devant la police, pas un seul scanner à personne en vue, les budistes ouf ! avaient tous leur passeport biométrique. Donc l’accès à la salle d’embarquement s’ouvrit, puis nous montâmes dans l’avion qui décolla vers  onze heures passées… Voyage sans histoire agrémenté de collations, de films à la demande et de quelques, heureusement très brèves turbulences. Enfin le vol AF 028 atterrit en douceur à l’aéroport international de Washington Dulles. Il était 1:00 pm heure locale (19 heures à Paris).
Le passage de la douane fut sans histoire, sauf pour notre amie Thérèse qui, sans nous aviser et après avoir prétendu le contraire sur la feuille de douane, tenta d’introduire en Amérique une orange maltaise. Heureusement une fonctionnaire du ministère de l’agriculture instruite par un sémillant et minuscule chien — joliment affublé d’une casaque de fonction — découvrit le pot aux roses (voir photo à gauche). Notre amie fut entraînée dans une officine annexe où l’orange en cause fut promptement confisquée.
Marie-Françoise, notre guide, née à Cassis, arrivée à Washington en 1974, nous attendait et nous mena au car qui nous véhiculera durant douze jours avec Josua au volant. À 15 heures nous recevons les clés de nos chambres (confortables et spacieuses).
En fin de soirée, Amélie, fille d’Alain et Catherine Malissard, les organisateurs de ce voyage, nous invita à contempler Washington du haut de la terrasse de l’immeuble où elle réside, le Cairo qui est le plus haut de la ville.
Enfin pour clore la journée, repas au Hard Rock Café un temple bruyant et clignotant dédié au King Elvis et ses successeurs. Au menu poulet aux ananas et glace vanille et crème. À 9:00 pm : dodo, nous sommes debout depuis 24 heures, la nuit réparatrice doit nous permettre de gérer aussi le décalage horaire.

vendredi 26 février 2010

Écouter, réécouter nos activités

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À partir de la page web : Guillaume Budé Orléans Multimédia vous pouvez écouter ou réécouter les conférences, entretien, lecture que nous vous avons récemment proposés.

En cliquant sur le titre de l'activité concernée, votre navigateur vous permettra d'entendre un fichier mp3. Pour cela il vous faudra êtes un peu patient et ne pas oublier de "monter" le volume sonore de votre ordinateur.


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lundi 8 février 2010

"Guillaume Budé et l'art de la lecture", par Louise Katz

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Exposition de livres annotés par Guillaume Budé, provenant de sa bibliothèque et de celle de son père Jean Budé.

Présentation de l'ouvrage de Louise Katz coédité par les éditions Brepols et le Musée de la Maison d'Erasme.

À la Renaissance, l’essor de l’imprimé et le renouveau des études modifient en profondeur les voies de diffusion de l’écrit et les pratiques de la lecture. Guillaume Budé s’impose comme un témoin majeur de ces évolutions. L'étude de Louise Katz explore les conditions matérielles de la lecture dans la première moitié du XVIe siècle ; elle met en lumière l’originalité d'un art de lire fondé sur la notion d’encyclopédisme et la revendication de la liberté du lecteur ; elle analyse les métaphores de la lecture chez Budé et la stratégie de l'humaniste pour déterminer son propre lectorat.

Evénement organisé en partenariat avec le Musée de la Maison d'Erasme (Bruxelles).


Mardi 16 février 2010 à 18h15.
Salle de lecture de la Réserve.
Bibliothèque Sainte-Geneviève
10 Place du Panthéon - 75005 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
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dimanche 31 janvier 2010

Conférence d'Alain Malissard sur la piraterie.

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Le mardi 23 février à 14 h 30 au CRDP, rue Notre-Dame-de-Recouvrance à Orléans, dans le cadre des activités de l'UTL (Université du Temps Libre), Alain MALISSARD fera une conférence sur ROME FACE AUX PIRATES.
En Méditerranée, la piraterie est depuis la plus haute antiquité un mal endémique. A la fin du IIIe siècle av. J.-C., Rome devient la maîtresse de la Méditerranée occidentale en engageant la lutte contre les pirates illyriens et ligures; du côté oriental en revanche, elle néglige totalement la police des mers. Or au début du Ier siècle, la piraterie connaît un extraordinaire développement : organisée militairement, elle devient ce qu'on pourrait appeler une "internationale pirate". En -67, le Sénat confie à Crassus la conduite d'une guerre totale. Désormais la république romaine assure sur mer l'ordre et la paix.
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mardi 8 décembre 2009

HS : Rome au temps de Néron, spécial Murena

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À l'occasion de la sortie du 7e épisode de Murena, une série de bandes dessinées, un numéro hors série de la revue L'Histoire et des éditions Dargaud est en kiosque, il s'intitule : Rome au temps de Néron.
Parmi les rédacteurs de cette publication, notre ami Claude Aziza se taille la part du lion (6 articles, un stakhanoviste…), il est aussi le coauteur de la version de Murena en latin.
Le regretté Pierre Grimal qui nous rendit visite en 1959, 1969 et 1980, ainsi que Jean-Paul Thuillier, il nous parla des cinq noms des Étrusques en 2003 et Jean-Michel Croisille (Le paysage dans la peinture antique — 2008) sont aussi de la partie. Relevons encore les noms de Paul Veyne, Maurice Sartre, Yves Perrin…
Donc un régal à 4,95 €, il est encore en kiosque jusqu'à l'aube de l'année 2010…
Attention les abonnés à l'Histoire ne le recevront pas, ils doivent l'acheter chez leur marchand de journaux (comme les non-abonnés…).
Bonne lecture.

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mardi 1 décembre 2009

Une statue de Guillaume Budé

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Notre maître-toilier, explorateur infatigable du web, vient de découvrir qu'à Villiers-sur-Marne on voit se dresser une statue en pied de Guillaume Budé. Elle est à l'adresse http://fr.topic-topos.com/statue-de-guillaume-bude-villiers-sur-marne/ Cette statue avait sans doute été récupérée sur la façade de l'hôtel de ville de Paris détruit en 1871 (Guillaume Budé avait été prévôt des marchands de la Ville de Paris en 1522). Le grand-père de notre Guillaume, Dreux Budé, père de Jean Budé, était seigneur d'Yerres, Villiers-sur-Marne et autres lieux. Guillaume, lui, n'avait pas droit à ce titre, n'étant que le cinquième fils de Jean Budé (il fut toutefois seigneur de Marly-la-Ville et de Villeneuve). Les communes d'Yerres et de Villiers-sur-Marne ont fait figurer dans leur blason les armes des Budé (un chevron accompagné de trois grappes de raisin). A Yerres, que nous avons visité en 1980, on voit encore la façade du château construit par Dreux Budé et une fabrique en forme de grotte sur laquelle on a mis un médaillon de Guilaume Budé avec quelques vers.
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